Un rendez-vous pas comme les autres

Ce matin je me suis levé tôt : j’avais rendez-vous ! C’est le genre de rendez-vous où 10 minutes de retard peuvent tout gâcher… En plus, je ne peux même pas compter sur le retard ou l’absence éventuelle de mon hôte, c’est du domaine de l’impossible. Au pire des cas, il pourrait se cacher, mais aujourd’hui, il était bien présent, prêt à m’accueillir.

Ce rendez-vous m’a aidé à aller plus loin, plus vite, plus haut… Le résultat : une vidéo de 15 minutes, dans laquelle vous découvrirez le contenu du programme dont je fais la promotion depuis 10 jours : «Prenez l’Avantage !» :

Inscrivez-vous à «Prenez l’Avantage !»

Quel est votre signe ?

Comme je vous l’ai écrit brièvement vendredi, je n’ai pas pu animer mon webinaire de la veille suite d’un problème technique. Après avoir fait tout ce qui était à ma portée pendant 20 minutes, j’ai fini par lâcher-prise. C’était indépendant de ma volonté, et hors de mon champ d’action.

Je vous ferais bien un commentaire composé sur le paragraphe ci-dessus, mais mon sujet du jour sera différent. En premier lieu, pour ceux qui n’auront pas le temps de lire l’intégralité de cet article, je propose un acte simple :

(ré)inscrivez-vous pour le webinaire de ce soir.

(si vous avez raté le direct, vous pourrez accéder au replay)

Je renouvelle mes excuses à celles et ceux qui m’attendaient devant une mire. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je n’ai pas eu de problèmes techniques depuis 18 mois. Et si vous me suivez depuis moins de 18 mois, pour vous, ce n’est jamais arrivé ! Dans les deux cas, je compte sur votre indulgence, et je vous en remercie d’avance. Tordons le cou à tout ce qui pourrait nous empêcher d’aller de l’avant, et reprenons notre route.

L’intérêt de l’incident

En premier lieu, cet incident m’a confirmé un changement qui s’est opéré en moi il y a quelques années, mais qui ne cesse pas de me surprendre : face au problème, j’ai été d’un calme olympien ! Je n’ai pas serré les dents, je ne me suis pas écroulé en larmes, je n’ai pas dit un seul gros mot, je n’ai pas couru dans toute la maison en hurlant à la catastrophe, et j’ai à peine accusé ma femme… Je ne dis pas que je cumulais tout ça par le passé (c’est un peu trop pour un seul homme), mais d’une certaine façon, je faisais mes courses dans ce panel : à chaque fois que quelque chose «tournait mal», je piochais la réaction qui me convenait sur l’instant, sans penser à l’avenir…

L’exercice (quotidien) consiste à remplacer les plaintes par des actions concrètes. C’était très difficile au début, car j’avais naturellement tendance à me focaliser sur la gravité de la situation. J’imaginais que ce problème était le signe annonciateur d’une cascade d’autres catastrophes encore plus difficiles à vivre ! Mais j’ai travaillé ces pensées, et progressivement, doucement, tranquillement, mon imagination m’a offert de plus en plus de cadeaux.

Vous allez trouver ça ésotérique, mais lorsque je m’angoissais en me disant qu’on allait m’en vouloir, j’avais raison ! Les retours des personnes impliquées étaient terribles ! Face à cette agressivité, je me disais que j’ai bien fait de me préparer à affronter le pire… Mais curieusement, lorsque j’ai commencé à imaginer que j’évoluais dans un cadre bienveillant, les choses se sont arrangées. J’avais raison aussi de croire ça !

Lorsque je pensais à ma galère,je recevais des messages de ce type :

  • J’ai réservé ma soirée, c’est inadmissible ! Je suis outré par ce manque de professionnalisme !

Jeudi soir, j’ai reçu ceci :

  • Il est 21h20 et tout semble bloqué. J’imagine que ce ne sera pas pour ce soir. Bon courage pour la suite Stéphane, et tenez-moi au courant s’il y a une session de rattrapage.

C’est beau ! Et j’ai également reçu ceci :

  • Après analyse rapide, je pense que c’est le compte Google associé à webinarjam qui n’autorise pas les embed-vidéos. Voici un lien qui vous aidera […] bonne soirée.

Peu importe si mon exemple ne vous parle pas. C’est juste pour vous expliquer que l’un des participants, qui a visiblement de bonnes affinités avec l’informatique, m’a proposé spontanément son aide. Et il n’est pas le seul. D’ailleurs, d’aide en aide, grâce à ce «cerveau collectif», j’ai fini par trouver l’origine du problème et sa solution, dès le lendemain.

Avec des pensées négatives et des invectives régulières, j’y serais encore !

Alignement

Comment se fait-il que les réactions des autres soient alignées sur mon état d’esprit ? Mystère et boule de gomme ! Mais c’est un mystère qui me plaît ! Je le cultive avec mes clients et je le vois apparaître de plus en plus ! Depuis peu, ce n’est plus un mystère absolu : c’est une théorie psychologique (basée sur des études) qui attend une validation scientifique. Des gens très sérieux (avec des lunettes et une calvitie avancée) étudient la question de façon pragmatique…

Si vous me lisez souvent, vous savez que l’une de mes suggestions préférées est de garder ce qui fonctionne, et de jeter ce qui ne fonctionne pas (ou plus). Donc j’ai jeté le pov’ type qui se plaignait de tout ce qui lui tombait sur la tête «toujours au mauvais moment», et j’ai gardé le chic-type qui après avoir géré le problème, est allé rejoindre sa famille comme si de rien n’était. Si mon fils sait que je n’ai pas pu animer mon webinaire, c’est uniquement parce qu’il m’a demandé comment ça s’est passé.

Le travail intérieur est fait (j’ai toujours le sourire). Passons au travail extérieur :

Vais-je jeter mes prestataires pour les remplacer par d’autres ? Il y a 10 ans c’est ce que j’aurais fait sans autre forme de procès. Mais si je peux facilement jeter un comportement qui m’appartient, je préfère améliorer la Qualité de mes Relations. Je ne renonce pas à une Relation à cause d’un sentiment soudain. Après tout,  ce genre d’incident est très rare. Je ne vais pas rompre une collaboration de 2 années, juste pour me donner l’impression d’avoir agi.. Je vais plutôt m’arranger pour que ce genre de problème ne m’affecte plus !

Les pensée positives soulagent l’esprit et lui permettent de redevenir disponible : une belle place est aménagée pour la prise de décision, la créativité, la capacité d’adaptation, etc. Après avoir pris contact avec les différents acteurs, deux solutions me sont apparues :

  1. Le premier choix était facile (pour moi), mais il fallait qu’en cas de problème j’implique tous les participants dans un plan B. Or c’est très risqué lorsque le public n’a pas les compétences techniques requises.
  2. Le deuxième choix est plus coûteux mais il est plus «écologique» : si le problème venait à se répéter, il m’appartiendra (et à moi seul)  de me rabattre sur un plan B, sans impliquer les spectateurs dans une contrainte technique.

J’ai opté pour la deuxième solution pour une raison que j’ai souvent évoquée : lorsqu’une personne décide d’investir en elle, les premières initiatives sont très fragiles. Le moindre problème peut la décourager. D’ailleurs, certaines personnes inscrites jeudi ont décidé de ne pas se réinscrire ce soir, parce que pour eux l’incident est «un signe» ! Signe que leur première démarche était une erreur, et qu’il vaut mieux en rester là…

Mais en pratique, lorsqu’on parle coaching, le seul signe que l’on peut voir face à ce genre d’incident, c’est un appel à votre persévérance.

J’ai fait ma part. Vous pouvez faire la vôtre :

Inscrivez-vous !

(si vous avez raté le direct, vous pourrez accéder au replay)

A++

Stéphane SOLOMON

PS : si en lisant ce courrier, vous vous dites qu’il ne concerne que les personnes intéressées par ce webinaire, cela signifie que les 2 mots de la conclusion ont eu plus d’impact sur vous que les 1.250 mots qui ont précédés et qui pourraient vous inspirer dans votre quotidien, même lorsque ce webinaire sera terminé.

Profitez de moi !

J’ai remarqué que ces derniers jours, il y avait moins d’activité autour de mes propositions. Je ne parle pas de l’inscription à mon programme de coaching, car il ne s’adresse pas à tout le monde. Je parle de mes articles et de mon webinaire de ce soir :

Aucun commentaire ni aucune question sous mon article concernant la longue traine, c’est très étonnant ! Deux commentaires sous le cas de coaching d’Annette, c’est ridicule ! Moins de 50 inscriptions pour le webinaire gratuit de ce soir, c’est humiliant ! Surtout autour d’un tel sujet…

Vous allez peut-être me dire que c’est les vacances et il y a moins de monde qui me lit. Je le sais et j’en tiens compte dans mon étonnement. En fait, je sais combien de personnes lisent mes articles, et s’il est vrai que le nombre est plutôt bas en août, rien de logique ne justifie un tel vide de réactions. Rien, à part le facteur humain. Alors parlons-en :

***

En ce moment, je suis en pleine promo d’un programme de coaching (Prenez l’Avantage !). J’écris des articles que je conclue par une proposition d’adhésion. Je suis donc vendeur, et mes articles peuvent faire penser à des lettres de vente. Ce que je ne renierai pas. Par contre, ce ne sont pas des «pubs». Ce sont des échantillons du programme final. Et en ce sens, vous pouvez les utiliser même si vous ne vous inscrivez pas.

Mes articles gratuits sont POUR TOUS. Pas uniquement pour les 20 personnes qui vont payer. Pour eux, j’ai d’autres articles et d’autres vidéos. Si vous boudez mes articles récents parce qu’il y est question de vendre mon programme, c’est une énorme erreur ! Changez d’exemple dans votre tête, et adaptez mon contenu à votre situation, votre activité, votre problématiques du moment. Je vous assure qu’il y a des choses à faire concernant la «longue traine» : dès que vous vous adressez à un groupe, même pour proposer une sortie au parc, vous pouvez évaluer la pertinence de vos propositions successives en fonction du pic, et de la traine qui suivra.

J’accompagnerai mon groupe de 20 personnes pour aller plus vite, plus loin, plus haut autour de différents concepts de ce genre. S’agissant d’un groupe très motivé, les idées vont fuser et nous aurons beaucoup d’exemples concrets à commenter. C’est l’un des principaux avantages de cet atelier : le cerveau collectif (mastermind).

Mais même si vous ne nous rejoignez pas, vous pouvez déjà faire beaucoup de choses en solo. Et surtout, si vous avez des questions, profitez du cadre gratuit pour les poser. En me lisant, prenez en considération le fait que j’aspire à être utile. Si vous me lisez avec méfiance parce que je suis en période de campagne, ça gâche votre travail.

Je comprends que vous soyez sur la défensive face à un vendeur, mais si le vendeur efface le coach, la relation se ternit et la crédibilité de l’article en souffre.

Revenons au webinaire de ce soir. Nous allons parler de la psychologie de l’argent. C’est gratuit !Profitez de la gratuité ! Ne culpabilisez pas dès que je propose un programme payant en parallèle. Si vous ne pouvez pas vous le payer, c’est qu’il n’est pas fait pour vous. Mais ce qui est gratuit est fait pour tout le monde. Ne vous inquiétez pas pour mon argent. Vous voyez bien que j’en gagne ! Certains lecteurs sont avec moi depuis 8 ans. Pensez-vous que je pourrais tenir 8 ans sans que ça paye ? Par contre, je ne tiendrai pas 2 mois si ce que je crée (gratuitement ou pas) n’est pas utile.

Vous pourriez vous demander, à juste titre, à quoi ça me sert de donner autant gratuitement. Et ma réponse est simple : j’ai Foi dans ce que je fais ! J’ai des centaines de témoignages de personnes qui n’ont jamais investi dans leur Développement Personnel, et qui ont franchi le premier pas avec moi. C’est extrêmement gratifiant ! Certains d’entre eux ont désormais un budget mensuel de Développement Personnel. Vous vous rendez-compte du progrès ? Eux qui pensaient qu’ils n’auraient jamais d’argent pour ça, ont désormais une provision d’avance au début de chaque mois. Ils ne savent même pas dans quel produit ou service ils mettront cet argent, mais ils savent dans quoi ils vont l’investir : en eux-mêmes !

La semaine dernière j’ai vu qu’un «ami Facebook» a acheté un livre que j’ai recommandé dans l’une de mes « missions. J’ai été très touché ! D’autant que c’est son premier livre du genre. Ce soir je vous conseillerai quelques lectures. Je serai touché en apprenant que vous les avez achetées Pourtant ce n’est pas moi qui les vends !

Il est possible que «Prenez l’Avantage» vous inspire, mais que 180€, ce soit hors de prix pour vous. Je suis OK avec ça ! J’ai eu des problèmes d’argent dans ma vie et je peux comprendre ! Mais supposons qu’en me suivant gratuitement pendant 3 mois, vous saisissiez des opportunités que vous identifierez clairement comme des conséquences du travail que vous faites gratuitement avec moi. Que se passera-t-il lorsque je lancerai mon programme payant en janvier ?

Toutes les personnes qui s’inscrivent à mes programmes payants ont d’abord bénéficié de la gratuité. Mais elles s’y sont autorisées. J’espère de tout cœur que vous aussi vous en serez là, la prochaine fois que je vous ferai une proposition : je veux que ce soit une décision facile pour vous. Que votre inscription soit enthousiaste.

En attendant, inscrivez-vous avec enthousiasme à ce qui est à votre portée. Vous êtes sur la bonne voie.

Webinaire ce soir à 21h00 : Le rapport à l’argent

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A++

Stéphane SOLOMON

Je connais mes limites !

Il y a quelque mois, j’ai coaché un client. dont l’expression fétiche était :

Je connais mes limites !

A chaque fois que je lui faisais une proposition, il la commentait, puis il la refusait en concluant :

Je connais mes limites !

Par exemple, si je lui proposais de travailler davantage son anglais pour pouvoir, d’ici quelques mois, communiquer directement avec certains clients, il répondait :

C’est une bonne idée et c’est ce qu’il faudrait que je fasse mais [blablabla] et je connais mes limites !

Au bout de 2 séances et d’une bonne douzaine de «je connais mes limites !», je lui ai demandé pourquoi il utilisait cette formule si souvent et ce qu’elle lui apportait. Il m’a alors répondu :

– Je n’utilise pas beaucoup cette phrase dans la vie de tous les jours, mais avec vous, je me dois d’être honnête : je ne vais pas vous faire perdre votre temps  en vous faisant croire que je peux le faire, et vous trouver un prétexte au dernier moment !

Je lui ai alors expliqué que dans un contexte de coaching, l’expression «je connais mes limites» n’est pas une conclusion mais une introduction : c’est une excellent chose de communiquer sur ses limites, mais uniquement dans le but de les dépasser… Après un long silence (le silence est un super outil de coaching), mon client me dit :

– Je crois que je viens de comprendre pourquoi vous êtes là ! Je ne pourrai plus jamais dire ou entendre cette phrase de la même façon…

Il est vrai qu’après cette séance, il répétait beaucoup moins cette phrase. Mais lorsqu’il la prononçait (par réflexe), il s’arrêtait net, puis il commençait à définir les limites à dépasser, afin de jouer le jeu dans lequel il est entré.

Et vous ? Connaissez-vous vos limites?

Chaque être humain a ses limites autour de différents thèmes : par exemple je me sens à l’aise entre 12°C et 28°C. En dessous comme au dessus, il y a des choses que je ne ferais pas spontanément. Il faudrait des conditions particulières pour que je m’autorise cet inconfort.

Mais dans le live que je vous propose de suivre demain soir (jeudi) à 20h00, ce n’est pas de température dont j’aimerais vous parler. Je vais vous parler d’argent ! Sacré sujet…

En la matière, chacun d’entre-nous a également ses limites, souvent fixées sur des lois internes incroyablement complexes. Je vous citerai quelques exemples, car j’espère que vous en avez conscience : le premier obstacle qui se dresse entre vous et la richesse, c’est vous-même ! Ce n’est pas la crise, ce n’est pas votre patron, ce ne sont pas vos parents, ce n’est pas le gouvernement, etc. C’est vous en premier ! Le reste n’est qu’une incidence des limites que vous vous imposez. Et si vous procédiez à un légère libération ?

Pourquoi légère ? Parce que c’est un bon début !

Ce direct durera 45 minutes. Il entre dans le cadre de cette newsletter gratuite. Donc  :

Entrée libre pour tout le monde !

A++

Stéphane SOLOMON

PS : Il reste quelques places pour le programme «Prenez l’Avantage»
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Les larmes d’Annette

Annette s’est engagée dans un coaching afin d’équilibrer sa vie personnelle et sa vie professionnelles (Work-Life Balance). Elle venait d’accepter de nouvelles responsabilités et craignait que son travail la prive d’un temps précieux auprès de sa famille. Son objectif : améliorer sa capacité à déléguer.

Nous travaillons sur deux axes : oser déléguer davantage, car Annette estime souvent que le travail est fait plus vite si elle s’en occupe elle-même, et communiquer efficacement, car elle perd beaucoup de temps à corriger les maladresses commises par manque d’information ou de clarté.

Tandis que nous définissons l’objectif, Annette explique que sa crainte de se laisser envahir par le travail lui vient de son père, qui était quasi-absent. Elle en vient même à évoquer un manque d’amour. Il ne l’a jamais serrée dans ses bras, et il lui semblait parfois qu’il acceptait des missions loin de la maison pour fuir sa famille. Annette ne semble pas malheureuse lorsqu’elle parle de son père, elle expose froidement «les faits» pour expliquer que malgré tout le respect qu’elle lui doit, elle ne veut pas lui ressembler.

J’explique à Annette qu’elle fait bien de m’en parler, car en coaching, il est important de se référer à des «modèles». En général, on choisit des modèles positifs (qui ont réussi à atteindre l’objectif visé), mais les modèles négatif sont les bienvenus au début d’un coaching afin de poser un regard différent sur les croyances limitantes qu’ils ont laissés. Le dialogue commence :

– Vous avez dit que votre père ne vous aime pas. Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?

– Pas de câlins, pas de moments passés ensemble. C’est un minimum non ?

– Pas pour tout le monde.

– Ah bon…

– Vous savez, les papas-câlins, c’est assez nouveau. Votre père a vécu une époque où c’était relativement mal vu. C’était un signe de féminité ou de faiblesse. Même certains psys diagnostiquaient une «déviance» lorsqu’une petite fille sautait sur les genoux de son papa. Vous jugez un père des années 60 avec les paradigmes des années 2000.

– Je vois… C’est comme un homme qui pleure : à l’époque on disait que ce n’était pas un homme ! Aujourd’hui on trouve ça beau, et même «sexy».

– Connaissez-vous la théorie de Gary CHAPMAN sur «les 5 langages de l’Amour» ?

– Non…

– Il parle de la Relation de couple, mais il suffit de le lire autrement pour le transformer en livre sur le Management. L’un des meilleurs que j’ai lus !

– 5 langages ? Je n’en vois pas autant.

– Vous m’en avez déjà cité 2 : le toucher physique et les moments de qualité. Pourriez-vous deviner les autres ?

– Le simple fait de le dire… Mon père ne m’a jamais dit qu’il m’aimait.

– C’est plus subtile que ça, sinon le livre tiendrait en une page, voire en deux lignes. On appelle ça les paroles valorisantes : est-ce que votre père vous encourageait ? Est- qu’il vous disait qu’il était fier de vous ? Est-ce qu’il parlait de vous en termes élogieux ?

– Je ne m’en souviens pas. Mais il n’a jamais été méchant et il ne me dépréciait pas. Quand j’entends certaines histoires, je me dis que c’est déjà ça…

– Voyez-vous un autre moyen d’exprimer l’Amour ?

– Non…

– Gary CHAPMAN réserve tout un chapitre aux cadeaux. Est-ce que votre père vous offrait des cadeaux ?

– Oui, mais c’était protocolaire : j’avais des cadeaux à mon anniversaire et à Noël, et il revenait toujours avec quelque chose pour moi et pour ma mère lorsqu’il  partait travailler loin de la maison. Mais je n’ai jamais pris ça pour de l’Amour.  Cétait une sorte de Devoir.

– Vous voulez dire que c’était juste un geste ? Comme si il vivait sous le joug de l’expression «c’est l’intention qui compte…» ?

Annette réfléchit. Son visage se détend et sa respiration devient plus lente et plus profonde. Apparemment, elle se remémore quelques souvenirs agréables.

– Ce n’était pas si protocolaire que ça finalement… A chaque fois qu’il m’offrait un cadeau, c’était exactement ce que je voulais ! Même lorsqu’il m’offrait un petit cadeau, c’était quelque chose que je désirais. Je me demande comment il faisait pour deviner… C’est certainement maman qui lui glissait à l’oreille que j’ai flashé sur quelque chose.

– Ou alors, il lui suffisait de vous écouter et de vous observer. Vous savez que l’Amour donne des ailes. C’est comme un sixième sens… Il voit que vous souriez en passant devant une poupée et il l’ajoute à sa «liste d’attentions particulières».

– C’est possible… Mais s’il exprime son amour uniquement en offrant des cadeaux, c’est purement matérialiste.

– Pourquoi ? Lorsqu’on exprime son amour à travers des gestes tendres, c’est purement sexuel ? Vous êtes un peu dure avec les cadeaux !

– C’est vrai… Je ne suis pas très cadeaux. Certainement parce que je me dis que c’est une façon de compenser tout le reste.

– Ça lui fait un point. On revient à nos moutons ?

– Et le cinquième langage ?

– Ah oui… Certaines personnes manifestent leur Amour en rendant service. Ils sont toujours là quand on a besoin d’eux. Ils devancent même les attentes de la personne aimée…

Annette se lève brusquement comme si elle était prise d’un vertige. Visiblement elle a besoin de marcher… Des larmes commencent à couler. Elle veut prendre une pause. J’accepte.

Le processus décrit ci-dessus peut faire penser à une thérapie. Mais tout dépend de l’objectif visé. Je n’avais pas l’intention de réserver plusieurs séances à la relation père-fille. Si cela devait s’éterniser, j’aurais présenté à Annette une thérapeute qui s’occupe en profondeur des non-dits familiaux. Cette démarche parallèle ne l’aurait pas empêchée de poursuivre son coaching. C’est juste une façon de séparer les choses. Mais il me paraissait évident que la difficulté qu’Annette éprouvait lorsqu’elle voulait déléguer, était liée à cette relation. Nous étions donc bien alignés sur l’objectif.

Nous reprenons la séance après 10 minutes. Les yeux d’Annette sont rouges et larmoyants :

– Je suis vraiment confuse. Je ne me laisse pas facilement submerger par l’émotion, sauf quand je suis seule. Mais là je viens d’avoir une révélation !

– Dites-moi…

– Je me suis sentie mal parce que je suis très ingrate envers mon père ! Je croyais vraiment qu’il ne m’aimait pas et qu’il faisait juste son «devoir». Mais j’avais tort ! Lors de mon dernier déménagement il s’est levé aux aurores pour venir nous aider. J’ai beaucoup d’amis qui se sont désistés, mais lui, il était là, avec des croissants en plus ! Et ce n’est pas la première fois. Il a toujours été là pour moi ! Discret, à l’écoute, travailleur… Et comme vous l’avez dit, il devançait mes besoins. Il arrive même à lire en moi des choses que je n’ose pas demander.

– Vous parlez d’un évènement récent. Est-ce qu’on peut remonter plus loin ?…

– Oui : quand j’ai fini mes études et que j’ai commencé à travailler. Il s’est occupé de mon premier déménagement à lui tout seul. J’ai cru qu’il était content de se débarrasser de moi, mais c’est faux ! Il me rendait service… C’était de l’Amour ! Comment j’ai pu le juger aussi mal ?!!!

– Parce que vous aviez besoin d’autres formes d’Amour, et il ne pouvait pas les exprimer.

– Oui mais c’est très bien comme ça ! Tiens, en reparlant de mon premier déménagement, voyant que je n’avais pas de machine à laver il m’a demandé comment j’allais laver mon linge. Je lui ai dit que j’allais le faire à la main, et que ça pouvait attendre un ou deux mois, le temps que mes premiers salaires rentrent. Le lendemain il est venu avec un ami pour m’installer une machine toute neuve ! Et j’ai encore cru que…

Annette se remet à larmoyer, mais cette fois, pas de pause.

– …J’ai encore cru que c’était parce qu’il ne voulait pas que je débarque chez lui avec mon linge ! Je n’ai rien compris… Aujourd’hui je comprends !

Après un silence religieux, Annette reprend ses esprits. Nous retournons vers les objectifs professionnels. Annette revient de temps en temps vers son père, qui devient soudainement un modèle positif : c’est LA personne à qui elle peut tout déléguer en toute Confiance. Elle sait que le travail sera bien fait, et que par Amour plus que par Devoir, il en fera toujours plus. Il lit en elle et il devance ses attentes.

C’est certainement pour cette raison qu’elle a été déçue à maintes reprises lorsqu’elle confiait un travail à quelqu’un. Il manquait un ingrédient mais elle ne savait pas lequel. Aujourd’hui, elle sait ! En l’écoutant parler j’ai l’impression d’entendre une petite fille qui parle de son petit papa chéri… C’est comme si elle retombait en enfance pour dire tout ce qu’elle n’a pas dit. Le contraste est énorme entre le début de la séance et la fin. A un moment je lui suggère :

– Vous devriez écouter la chanson «le plus fort c’est mon père !» de Lynda LEMAY.

– Je la connais, me dit-elle. Elle m’a toujours fait pleurer !

– Bein voilà… Ça nous fera des larmes en moins.

– Oh non… Je ne pense pas… Je vais juste pleurer autrement…

Nous continuons à travailler autour des objectifs qui s’affinent à une vitesse surprenante. Il est rare qu’une première séance soit aussi productive. Or lorsqu’une telle Energie se libère, la réceptivité s’accroit et l’intelligence existentielle accompagne toutes les autres intelligences. Avant de quitter Annette et de fixer un nouveau rendez-vous, je termine par la question classique :

– Quelle action allez-vous poser immédiatement pour entamer le travail ?

Annette réfléchit, puis avec un joli sourire d’une petite fille de 42 ans elle répond :

– Je vais appeler mon père pour lui dire que je l’aime !

Je souris aussi… Elle hésite un instant et me dit :

– Vous vous attendiez à quelque chose de plus pro ?

– Il n’y a pas plus pro !

—————–

A++

Stéphane SOLOMON

PS : Il reste encore quelques places pour le programme «Prenez l’Avantage !».
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Prenez l’Avantage !

C’est le titre de mon nouveau programme de coaching en ligne (annoncé la semaine dernière). J’ai pris un peu de retard, nous commencerons le 15 août et non le 8. La durée est toujours de 6 semaines, et le prix est de 180€.

Le nombre de participants est limité à 20 personnes.

Serez-vous des nôtres ?

Si vous voulez Prendre l’Avantage sur beaucoup de procrastinateurs,

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C’est à quel sujet ?

Vendredi dernier, le lendemain de l’évocation de ce programme, j’ai reçu un courrier de Véronique (une lectrice) :

Bonjour, je suis intéressée par votre « programme estival », merci de m’indiquer comment faire, …et subsidiairement quel est le sujet.

Ça m’a fait énormément plaisir ! J’ai 5 autres demandes similaires. Elles sont exprimées différemment, mais c’est dans la même dynamique d’esprit : ils veulent le lien d’inscription. Ils savent d’avance qu’ils vont adhérer à un processus qui sera à la hauteur de leurs attentes. Ils savent très bien que je ne vais pas leur faire un coaching sur l’élevage de brebis dans le Languedoc.

Aventuriers !

Ça paraît insensé de se lancer dans une aventure dont le sujet n’a même pas été évoqué. Face à ce genre de proposition, la plupart des gens veulent un contenu détaillé, avec des arguments chocs et des leviers de motivation convaincants. Certains voudront même discuter au téléphone pour me poser des dizaines de questions, par peur de regretter leur acte. Je n’ai rien contre l’idée d’une action commerciale traditionnelle car je le fais toute l’année. Mais là, je suis en vacances ! Si je pouvais m’épargner ça, ce serait très reposant…

Alors je tiens le pari qu’il y a bien plus que 6 «aventuriers» parmi mes lecteurs. Ils sont peut-être 10, voire 15, et pourquoi pas 20 ?… Dans ce dernier cas, je n’aurais pas besoin de déployer l’artillerie lourde pour remplir la session. C’est fou ce que je raconte, n’est-ce pas ? Mais ça vaut le coup d’essayer !

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On se connaît après tout…

A bien y réfléchir, ce n’est pas si aventureux que ça. Je ne vous propose pas d’embarquer avec un inconnu, je vous écris depuis quelque temps déjà. Et puisque vous me lisez aujourd’hui, j’imagine que c’est souvent le cas. Donc vous savez qui je suis, vous connaissez mes méthodes, mes outils, mon style… vous savez qu’en lisant mes articles vous ne perdez pas votre temps, et si vous avez eu l’occasion de participer à une ou plusieurs de mes conférences ou formations (en présentiel ou en ligne), vous avez même vu que j’existe pour de vrai et que je me donne à fond pour les personnes qui ont de beaux projets et qui ont envie d’avancer !

Vous savez explorer et exploiter des concepts de coaching ! Vous avez envie de Prendre l’Avantage en gérant mieux votre Temps, votre Argent, votre Confiance, vos Emotions, vos Relations, votre Communication, votre Persévérance, votre Capacité d’Adaptation, votre Intuition, vos Idées… Rejoignez-moi pendant 6 semaines ! Rejoignez ce groupe de 20 co-créateurs, et nous avancerons ENSEMBLE

Mon sujet, je viens de le décrire dans le paragraphe précédent. C’est le travail que je fais avec vous depuis le début, sans contraintes ni soumission. J’utilise des technologies simples. Je respecte votre temps en vous proposant différents solutions (direct, différé, replay). Je varie les plaisirs en alternant techniques, traits psychologiques, anecdotes, témoignages… et je vous sers avec dévouement, car c’est ma nature : chaque matin au réveil, ce qui me pousse hors du lit, c’est le Sentiment d’Utilité.

Alors forcément, lorsque je vous propose de me rejoindre dans un nouveau programme, ce n’est pas vraiment aventureux. Nous sommes sur un terrain connu. Le public de Star Wars ne se demande pas s’il y aura des vaisseaux spatiaux dans le prochain épisode. Il aime La Force, il aime la philosophie, il aime les personnages, il aime les décors, il aime la musique…

Vous aimez ma musique ?

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J’aime les questions !

Le fait que je n’aie pas envie de passer des heures à construire un argumentaire, ne signifie pas que j’ai horreur des questions. Au contraire, j’adore ça ! J’aime les poser et j’aime y répondre, même si elles sont «subsidiaires». Alors j’ai décidé de répondre à vos questions ces prochains jours. Posez-les librement. Je pourrai même consacrer un article complet pour répondre à certaines d’entre-elles.

Comme d’accoutumée, j’en ferai des articles utiles, pour que vous puissiez vous en inspirer. Par exemple grâce à la question de Véronique, j’ai écrit cet article. Y voyez-vous une application pratique possible ?

Allez ! J’ai décidé d’être sympa aujourd’hui, je vous livre un exemple d’application :

  • Avez-vous déjà essayé de lancer un produit ou une activité en vous épargnant le sacrosaint argumentaire de vente, la fiche-produit, la page de présentation, etc. ?
  • Pourriez-vous tout simplement vous adresser à votre public pour rallier, en premier lieu, les personnes qui aiment votre musique ?
  • D’ailleurs, avez-vous joué publiquement votre musique, gratuitement et généreusement, pour gagner à être connu ?

Ce courrier n’est pas juste une «lettre de vente» bien ficelée. C’est une source d’inspiration, et c’est aussi une introduction à mon programme, dans lequel nous irons bien plus loin.

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Que vous vous inscriviez ou pas à ce programme estival, j’espère que cet article, et les suivants, vous aideront à Prendre l’Avantage.

J’attends vos questions.

A++

Stéphane SOLOMON

Faire le tri dans ses amis – Une alternative douce

Pour beaucoup de gens qui prennent conscience du poids qu’opère leur entourage sur leur moral ou leurs projets, la solution est de faire un tri radical dans ses amis ! Je ne sais pas si vous avez essayé ce genre de pratique, mais très souvent, ça crée un vide. Ce vide a besoin d’être comblé, et on va vers de nouveaux amis. Jusque-là, la théorie semble bonne, mais en pratique, on se rend compte que ces nouveaux amis ont le même profil que les anciens…

Pourquoi ? Vous allez peut-être me trouver dur, mais c’est pour la bonne cause :

Le seul point commun entre les anciens amis et les nouveaux, c’est vous ! Eh oui… Si vous vous débarrassez d’un problème d’un revers de main, puis vous comblez le vide avec un problème similaire, ça ne peut venir que de vous !

Vous pourriez protester :

– Notre société est mal faite et le monde est rempli de gens qui nous font tourner en bourrique. C’est donc la faute «des autres»…

En fait non ! Vous ne pouvez pas me dire ça, parce que si vous aviez une telle certitude, il y a bien longtemps que vous auriez abandonné cette newsletter orientée solutions. A quoi bon chercher des solutions dans un monde qui va toujours nous ramener à la case départ ?

La technique du «grand ménage ?» fonctionne rarement. J’ai une alternative beaucoup plus efficace à vous proposer.

LES DEUX !

Tout en gardant vos anciens amis, faites-vous de nouveaux amis triés sur le volet : surchargez votre temps. Ils seront moins faciles à trouver que les gens que vous attirez habituellement et naturellement, mais votre niveau de conscience sera différent : vous ne chercherez plus à combler un besoin, vous irez vers vos envies ! La Qualité de la Relation sera naturellement plus valeureuse.

Même si parmi vos anciens amis, certains vont se comporter en véritables boulets, les nouveaux amis seront tous encourageants, car c’est à ce niveau que vous aurez un comportement sélectif. Vous choisirez uniquement des profils qui encourageront vos projets de vie.

Exemple

Supposons que vous ayez envie de créer votre entreprise. Vos amis, majoritairement salariés, y sont particulièrement réticents : à chaque fois que vous leur parlez de vos projets d’entreprendre, ils font tout pour vous dissuader. Ce n’est pas méchant. Ça s’appelle une projection : ne se sentant pas capables de gérer une entreprise, ils vous diront que vous n’avez pas les épaules non plus…

La technique que je propose consiste à trouver des amis entrepreneurs assumés. Des personnes qui ont créé leurs boites et qui ne reviendront pas sur leur décision. Même si la vie d’entrepreneur donne souvent du fil à retordre, vos nouvelles fréquentations vous en diront du bien.

Surbooking !

Un jour vous recevrez deux invitations d’anniversaires de la part de deux amis. Impossible d’être présent aux deux anniversaires en même temps. Il va falloir faire un choix :

  • Soit vous irez à l’anniversaire de l’ami qui a pris l’habitude de briser vos rêves
  • Soit vous vous irez vers l’anniversaire d’un nouvel ami, qui n’attend que la réalisation de vos rêves pour vous proposer un partenariat Gagnant-Gagnant

En prenant conscience que ce n’est pas «le hasard de la vie» qui vous met face à ce dilemme, mais que c’est un clin d’œil du style de vie que vous avez choisi, vous irez vers votre nouvel ami.

Vous croyez que ce genre de situation est rare ? En fait l’anniversaire est une métaphore. Il y a mille et une raisons pour lesquelles vous pourriez avoir à prendre une décision de ce type. A chaque reprise, soit vous vous accrocherez à vos habitudes, soit vous irez vers de nouveaux horizons. Mais vous ne pourrez plus dire que la vie ne vous a pas laissé le choix… Vous pourrez même affirmer que c’est vous qui avez créé ces opportunités de choisir, en toute conscience.

Sans jeter personne, vous pourrez dire à l’ami déçu :

– Je suis déjà invité ce jour-là et je ne peux pas décommander. Joyeux anniversaire mon ami, je penserai très fort à toi !

Inutile d’ajouter «je suis désolé…», car si vous avez bien compris la technique, vous n’êtes pas dans la désolation : vous vivez une expérience riche de sens : loin d’être une épreuve difficile, c’est tout simplement une étape à franchir. La décision est une formalité. C’est «couru d’avance».

Le «PLUS-PLUS» de la technique

Lorsque vous aurez créé votre entreprise, vous deviendrez un modèle pour vos anciens amis. Vous les fréquenterez moins souvent que les nouveaux, mais ils feront toujours partie de l’un de vos cercles. Ceux qui rêvaient secrètement de créer leur entreprise vont commencer à y réfléchir plus sérieusement. Vous serez une source d’inspiration pour eux. Votre réussite les influencera. Vous deviendrez, juste en vivant votre vie, une aide précieuse pour vos proches.

A++

Stéphane SOLOMON

Actu chaude : je suis en train de peaufiner les derniers détails d’un programme de coaching estival dont le nombre de places est volontairement limité (20 personnes maximum). Ce programme d’un montant de 180€ par personne, commencera le 8 août et durera 6 semaines. Le but est de préparer et d’accompagner votre rentrée.

Pour recevoir le programme complet, vous pouvez répondre à l’e-mail que vous avez reçu, ou si vous venez de Facebook, contactez-moi en Message Privé.

Debout les bienveillants (2/2)

Dans la première partie de cet article, j’expliquais qu’il était normal pour une personne bienveillante d’être freinée dans son élan en apprenant la terrible nouvelle qui a secoué la France. Il y a le choc émotionnel, et il y a aussi (dans certains cœurs de métier) la peur de «récupérer» l’évènement. J’ai donc partagé ces deux idées :

  1. Si les bienveillants sont freinés, les véritables profiteurs peuvent agir plus facilement sur une terrain libre et conquis d’avance.
  2. Si vous vous posez ce type de questions, cala signifie que vous avez une Conscience : il est donc préférable que l’évènement soit récupéré par vous que par d’autres…

Comme vous le savez le coaching vous invite à vous dépasser. Vos émotions peuvent vous freiner, mais ils peuvent aussi vous booster. Alors tentons d’inverser la tendance de ces derniers jours. Allons plus loin !

Ne changez rien qu’ils disaient !

L’un des courants de pensée le plus partagé suite à un attentat, est qu’il ne faut RIEN changer à notre style de vie. Selon les défenseurs de ce paradigme, un changement de comportement serait une façon de laisser la terreur gagner du terrain… Je suis d’accord avec ça : si vous décidez de ne plus jamais participer à un feu d’artifice alors que vous aimiez ça, la terreur aura pris le dessus…

Mais qu’en est-il si vous n’aimiez pas les feux d’artifice et qu’en guise d’hommage aux victimes, vous décidiez dorénavant de participer à ce genre de rassemblement ? Qui pourrait dire que ce changement est une façon de céder à la terreur ?…

Je vais vous livrer un secret de polichinelle : face à une menace, le changement est obligatoire ! C’est notre capacité d’adaptation qui veut ça. C’est aussi automatique que de respirer ! Mais de la même façon qu’il est possible de prendre le contrôle sur sa respiration, il est également possible de prendre le contrôle sur ce changement. Si vous tentez de faire comme si de rien n’était, votre changement sera involontaire et pourrait se manifester à contre-valeurs. C’est ainsi que beaucoup de gens se demandent «comment j’ai fait pour en arriver là ?»… A l’inverse, si le changement est volontaire, s’il est éveillé, valeureux, contrôlé… vous pourrez l’accompagner consciemment et mieux maîtriser la situation.

Un exemple

J’ai tendance à prendre des pincettes lorsque je donne des exemples, car il arrive  que certains lecteurs se focalisent dessus et ne parviennent pas à personnaliser l’idée pour faire leur propre coaching. C’est pourtant le propre de cette newsletter. Mon but n’est pas de vous donner un mode d’emploi à suivre de A à Z, mais de vous aider à faire votre propre cheminement. L’exemple que je vais vous donner est donc une «illustration» une idée comme beaucoup d’autres, qui reste à personnaliser.

Allons-y :

Vous regardez les informations, et vous apprenez qu’avant l’arrivée des secours sur la Promenade des anglais, quelques personnes se sont précipitées sur les blessés pour compresser les plaies, pratiquer des massages cardiaques et prendre dans leurs bras les plus choqués pour leur murmurer des mots doux à l’oreille. A partir de cette information, vous prenez une résolution : suivre un stage de secourisme. C’est une vraie décision qui sera suivie d’actions concrètes. Pas une lubie du moment qui sera oubliée dès qu’on vous annoncera le prix de la prestation. C’est déterminé !

Or quelle est notre propension naturelle en entendant que que les secours ont mis près de 18 minutes avant d’arriver ? Le jugement ! Il se caractérise soit la critique soit l’admiration… Mais l’idée de faire partie des secouristes dès les premières secondes n’est pas naturelle.  Il est très rare qu’un reportage dans une émission d’information provoque cette idée.

Alors montons d’un niveau : vous êtes directeur d’un magasin. Et suite à cette décision personnelle, vous faites la proposition à vos employés. L’idée de la formation de groupe est adoptée à l’unanimité ! Cette Attitude est encore plus rare ! Elle est freinée par le paradigme cité plus haut : «ne changeons rien à notre style de vie pour ne pas jouer le jeu des terroristes». Or avec un peu de leadership (ça s’apprend), vous pourrez affirmer que porter secours à notre prochain a toujours fait partie des valeurs de notre société ! Nous sommes en plein dans notre style de vie. On ne cède pas on s’adapte !

Allons encore plus loin : vous choisissez une date à laquelle votre boutique est habituellement ouverte, et vous affichez ceci sur la grille baissée :

«chers clients, en réponse aux récents attentats, la direction comme les employés du magasin ont décidé de suivre un stage de secourisme, ce jour. Vous nous retrouverez dès demain matin».

Bien-sûr, beaucoup de lecteurs me diront «ce n’est pas la peine de faire autant de bruit, c’est une décision personnelle». Et je le leur répondrai en deux questions :

  1. Avez-vous vraiment la prétention de porter secours en solitaire, à des centaines de personnes blessées et choquées ?
  2. Pensez-vous que l’idée qui a traversé votre esprit est irrecevable par quiconque ne l’a pas eue ?

C’est encore un principe de leadership ! On dit souvent que les leaders sont prétentieux, mais en partageant leurs idées, en facilitant la prise de décision, en motivant leur équipe, ils font preuve d’humilité. Ils savent qu’ils ont besoin des autres pour faire face, et ils savent faire passer le message.

Et si vous dirigez une société de formation et vous décidez d’ajouter le secourisme à votre catalogue, n’ayez pas peur d’être taxé d’opportuniste ! Ce serait vraiment dommage de passer à côté de l’opportunité d’être exemplaire.

Debout les bienveillants !

A++

Stéphane SOLOMON

Debout les bienveillants (1/2)

Le sanglant attentat de ce 14 juillet amène beaucoup de questions. Je pense que vous serez d’accord avec moi : continuer à agir, à commercer, à festoyer et à positiver dans un tel contexte est une véritable épreuve. C’est un défi individuel et collectif que je vais vous proposer de relever au plus tôt grâce aux éléments de résilience contenus dans cet article :

Hier matin lors d’un accompagnement-business, la question du terrorisme est apparue naturellement dès les premières minutes : mon client, très affecté par la tuerie de Nice, avait peur de passer pour un opportuniste en lançant sa publicité. Sa campagne a été conçue et programmée avant l’attentat, mais s’agissant de produits sécuritaires (alarmes et vidéosurveillance) le lien peut rapidement être fait avec l’actualité. La question mérite donc d’être posée : le message publicitaire est-il encore décent dans le contexte actuel ? Ne profite-t-il pas de la situation ? Faut-il changer quelque chose ? Faut-il retarder la campagne ?…

J’ai expliqué à mon client que seules les bonnes personnes se posaient ce genre de questions. Les malveillants ne procrastinent pas ! Ce qui nous fait hésiter et qui nous retarde dans nos actions, ce sont les valeurs morales qui vont dans le sens de la Vie et du Respect. Les terroristes qui veulent faire disparaître ceux qui ne vivent pas selon leur dogme, n’ont aucun problème existentiel : ils obéissent aveuglément à un mode opératoire qu’ils considèrent comme «gagnant».

Une personne qui a peur d’être jugée, même si elle n’a rien à se reprocher, peut-elle survivre face à une personne qui ne connaît pas cette peur ? Le combat est inégal, et sauf éveil de la Conscience, il est perdu d’avance :

  • J’ai déjà vu un entrepreneur hésiter d’ouvrir une boulangerie de peur de faire de l’ombre au boulanger de son enfance, installé depuis 25 ans… Mais je n’ai jamais vu l’ombre d’une hésitation chez un mafieux qui a pour vocation de réduire à néant toute la concurrence !
  • J’ai déjà vu un entrepreneur tergiverser de peur de s’enrichir pendant que son secteur traverse une crise économique. Mais un opportuniste sans foi ni loi profitera de la crise pour faire fortune et fera son possible pour qu’elle dure.

Si cet attentant vous amène à vous poser des questions qui ralentissent votre activité ou qui repoussent les échéances, vous êtes une bonne personne ! Mais dans un contexte concurrentiel, vous vous laissez distancer par ceux qui agissent en profitant de la situation. Pourquoi les personnes bienveillantes devraient-elles être distancées ? Je sais que c’est dur à entendre pour certains, mais en ces périodes troubles, aller de l’avant est un devoir pour les bienveillants.

Pour tout vous avouer, face à la violence de l’attentat, je ne suis pas en reste commercialement parlant : le conte de «La Princesse Merveilleuse» (publié jeudi après-midi) était une «bande-annonce». Dès le lendemain matin, je devais lancer un programme de coaching estival. En apprenant la nouvelle, j’ai tout bloqué ! J’en garde encore un torticolis…

Le phénomène est très présent autour de moi : j’ai un ami qui travaille dans la CNV (Communication Non Violente) et qui s’est interrogé sur Facebook :

 – Vais-je être accusé de récupérer l’évènement, si je parlais de CNV ces prochains jours ?

Je lui ai immédiatement répondu :

 – Il vaut mieux que l’évènement soit récupéré par toi que par d’autres…

Il m’a chaleureusement remercié, car ma réponse l’a aidé à sortir de son mutisme. Mais c’est à moi de le remercier : non seulement sa question m’a aidé à me questionner, mais elle m’a donné des réponses à ma propre interrogation. Cet échange de deux phrases vaut bien un coaching de 2 heures !

Debout les bienveillants !

A++

Stéphane SOLOMON

La Princesse Merveilleuse

Il était une fois, une princesse si merveilleuse, que son père ne put se résoudre à lui faire épouser un prince par tradition. Aussi décida-t-il de choisir un homme méritant de son royaume, même s’il n’était pas de sang royal.

Il organisa un grand concours. Comme dans le conte «Cendrillon», la missive s’adressa au royaume tout entier, soit 3 millions de jeunes célibataires.

Pour de multiples raisons, 10.000 candidats seulement se présentèrent. Et suite à une sélection aux curieuses tournures, 1.000 prétendants participèrent aux épreuves. De match en match, la sélection s’affina. En fin de tournoi, 3 candidats devaient affronter la dernière épreuve :

la princesse se trouvait au sommet d’une tour de 10 étages.
Il fallait la rejoindre en moins d’une minute.

Le premier candidat, habitué à ce genre d’exercices, fit un calcul simple : il faut au moins 8 secondes par étage, même pour un champion… Soit 80 secondes au minimum ! Il hurla au scandale : l’épreuve était irréaliste… Il refusa de concourir !

Le deuxième candidat, se sentant capable de battre tous les records, s’y risqua. Il atteignit le 5ème étage au bout de 40 secondes. Ceci confirma les dires du premier. Il abandonna !

Le troisième candidat se lança ! Moins agile que son prédécesseur, il atteignit le 5ème étage en 42 secondes. L’issue paraissait illusoire, mais contre toute attente, il poursuivit sa course vers le 6ème étage ! Les spectateurs commencèrent à ricaner. Tout le monde le trouvait ridicule… Il continua le cœur vaillant, imperturbable… Un petit groupe, subjugué par sa détermination l’acclama, non pour sa compétence, mais pour son Attitude…

10 secondes plus tard, il atteignit le 6ème étage. Il restait encore 4 étages à parcourir en 8 secondes… Impossible !

Impossible ?

Soudain, une corde tendue l’intrigua : il s’y accrocha… Immédiatement, un dispositif de levage lié à une poulie se mit en marche comme un véritable ascenseur. La mécanique le mena au sommet de la tour en 7 secondes. La princesse, qui visiblement n’attendait que lui, l’accueillit avec un sourire complice. Il la serra dans ses bras, sous les acclamations de la foule en délire…

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

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Je dédie cette histoire à toutes celles et tous ceux, qui malgré des circonstances défavorables, malgré des débuts difficiles et un environnement pessimiste, malgré les désapprobations et les ricanement, ont su aller jusqu’au bout de leurs projets. Ces hommes et ces femmes qui savent que bien des cadeaux-cachés se trouvent sur le chemin qui mène vers leur absolu. Ils peuvent s’y attendre, ils peuvent les accueillir…

On les dira obstinés, irrationnels, fous… Mais d’un certain point de vue, ils en savent plus que les autres : ils savent qu’un parcours insensé peut prendre tout son sens au bout du chemin.

A++

Stéphane SOLOMON